Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard, une lecture bouleversante

Matthieu Ricard a étudié la génétique cellulaire avant de se tourner vers le bouddhisme. Ordonné moine en 1978, il est l’un des spécialistes mondiaux du bouddhisme tibétain et l’interprète français du Dalaï-Lama.

Cela fait déjà quelques mois que Jeff et moi nous posons pas mal de questions sur le fait de manger de la viande. Est-ce vraiment indispensable ? Est-ce bon pour notre santé ? N’est-ce pas cruel pour les animaux ? Et mauvais pour l’environnement ?

Juste avant de partir je suis tombée sur ce livre et j’y ai vu une opportunité d’en apprendre d’avantage sur le sujet. Mais, je dois avouer que j’ai laissé passer pas mal de temps avant de me plonger dans cette lecture. Sans doute parce que je savais que j’allais y découvrir des choses affreuses qui me mettraient mal à l’aise, heurteraient mon confort et me feraient changer mes habitudes.

Et ça n’a pas raté… Matthieu Ricard décrypte pour nous les raisons qui nous poussent à exploiter l’animal. Pour sa viande. Pour sa fourrure. Pour sa peau. Et pour notre amusement. Pour notre bon plaisir nous torturons des êtres vivants. Sans excuse.

L’auteur en profite alors pour nous pousser dans nos retranchements et nous interroger sur notre humanité. Est-il juste d’utiliser notre force pour faire souffrir et tuer ceux qui sont plus faibles que nous ? Ne serait-il pas plus humain, justement parce que nous avons la force et les moyens, de les protéger et surtout de les laisser vivre sans intervenir dans leurs existences ?

Il soulève également le fait que nos sociétés souffrent de ce qu’il identifie comme une schizophrénie à l’égard des animaux. Pourquoi protéger les chiens, les chats, les tigres et les dauphins et manger les vaches et les cochons ?

Il serait possible de disserter des heures sur cet ouvrage brillant. Matthieu Ricard aborde la question avec justesse et, loin d’accuser ceux qui exploitent les animaux, il les invite à ouvrir leurs coeurs pour faire preuve d’empathie à l’égard de tous les vivants.

C’est choquant, perturbant et bouleversant. Mais c’est nécessaire. Et c’est avant tout un très bel appel au changement, pour le meilleur.

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