Mes livres favoris

Avant d’adorer écrire, j’aime lire, depuis que je suis toute petite. J’aime le pouvoir des mots, la capacité des auteurs à nous transmettre des émotions grâce à des phrases choisies avec soin. J’aime imaginer les personnages. Apprendre de nouvelles choses. Et refermer un livre en me sentant bouleversée.
Les quatre livres dont je vais vous parler aujourd’hui sont mes préférés. Ceux qui m’ont le plus émue et qui m’ont fait le plus réfléchir sur le sens du destin, de la vie et de ce que nous pouvons en faire.

Je vous les présente dans l’ordre dans lequel je les ai lu.

Livre 1
Mange, prie, aime, Elisabeth GILBERT

L’auteure nous raconte comment à 31 ans elle a tout plaqué pour aller vivre seule l’aventure de sa vie à travers le monde. Elle avait tout ce que la société estime nécessaire pour être heureux : un mari, un travail, une belle maison. Mais elle nous montre que cela peut ne pas être synonyme de bonheur lorsque, intérieurement, on aspire à autre chose.
Elle va donc manger en Italie, prier en Inde et aimer en Indonésie. Je n’en dirai pas plus sur le contenu de ses aventures pour ne pas vous gâcher le plaisir de le découvrir… mais bien au-delà de ce qui lui arrive, son livre est magnifique parce qu’il nous encourage à poursuivre nos rêves et prendre des risques.
La vie est courte, il faut en profiter. Mais elle peut aussi nous sembler bien longue si on la passe à subir un quotidien qui ne nous satisfait pas. Elisabeth Gilbert nous enseigne que tout plaquer et risquer de tout perdre peut aussi nous permettre de tout gagner. Se gagner soi-même, découvrir qui l’on est et ce qui nous rend heureux.
Ce livre m’a donné beaucoup d’espoir à un moment où je pataugeais un peu, quand je ne savais pas qui j’étais et ce que je voulais faire de ma vie. Il n’est jamais trop tard pour apprendre à se connaître et pour choisir sa voie.
Et bien sûr, elle nous donne envie de voyager !! De découvrir les beautés que ce monde a à nous offrir et d’apprendre de ceux qui vivent si loin de nous. Alors si vous avez déjà la bougeotte, ça ne va pas arranger vos affaires… ça n’a pas arrangé les miennes en tout cas… !!

Le cercle des poètes disparus, N.H. KLEINBAUMlivre 2

Dans un collège conservateur et strict, l’arrivée d’un nouveau professeur de littérature va bouleverser la vie des pensionnaires qui vont ressusciter un club secret dont le mot d’ordre est de profiter de la vie.
Bien que l’histoire se déroule dans les années 60, il est impossible de ne pas s’identifier aux personnages et de ne pas comprendre leurs doutes et leurs interrogations. Nous les comprenons d’autant plus que nous sommes probablement tous passés par là et avons comme eux ressenti la pression sociale, la pression des attentes de nos parents, et l’ardent désir de nous révéler tels que nous sommes sans devenir ce que les autres veulent faire de nous.
C’est l’expression de la pression constante qui repose sur nous entre ce que nous voulons être et ce que nous devrions raisonnablement être. L’idée que nous ne voulons pas un jour, quand il sera trop tard, regretter de ne pas avoir pleinement vécu notre vie. Ce roman nous invite à rester libre mais aussi à encourager ceux que l’on aime à vivre leurs rêves.
L’auteur s’appuie pour cela sur un magnifique poème de Henry David Thoreau :

 »Je m’en allais dans les bois
Parce que je voulais vivre sans hâte
Vivre, intensément,
Et sucer toute la moelle de la vie
Mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie
Pour ne pas découvrir, à l’heure de ma mort
Que je n’avais pas vécu »


livre 3La dernière leçon, Mitch ALBOM

Après avoir appris qu’un de ses anciens professeurs était mourant, Mitch Albom a décidé de reprendre contact avec lui pour parler de sa maladie mais surtout de la vie. L’auteur se rend alors chaque mardi chez son professeur qui lui prodigue sa dernière leçon.
A travers ces mots l’auteur nous montre comment la mort nous apprend à vivre, qu’elle fait partie de la vie. Malgré sa tristesse de partir, le professeur nous enseigne que l’on peut partir heureux et en paix. Il nous encourage à vivre pleinement pour ne rien regretter.
Il nous rappelle aussi le caractère fragile de ce que nous possédons de plus précieux : notre vie. Au cours de notre existence nous aurons toujours la chance de changer les choses, de tenter notre chance, de pardonner et de nous faire pardonner pour nos erreurs, d’offrir nos plus belles réalisations au monde, d’aider les autres. Mais il y a une chose que nous ne possédons qu’une fois : la vie, le cœur qui bat. En un instant tout peut s’arrêter. Pour toujours. Alors profitons-en pleinement et soyons reconnaissants pour tout ce que nous avons, et surtout parce que nous avons encore le temps d’essayer.
Jean d’Ormesson l’exprime parfaitement dans C’est une chose étrange à la fin que le monde :  »Vivre c’est d’abord mourir. Les plantes, les fleurs, les arbres, les oursins, les koalas et vous mourez parce que vous avez vécu. Et vous ne vivez que pour mourir.
Mais vivre, c’est aussi détenir le pouvoir de transmettre à d’autres, par une sorte d’acte magique que les hommes appellent l’amour, et où se mêlent orgueil, plaisir, hasard et tous les mécanismes les plus rigoureux de la nécessité, cette vie qui nous échappe.

La mort et l’amour sont les deux faces inséparables de la vie ».


Le flûtiste invisible, Philippe LABROlivre 4

L’auteur évoque trois moments de sa vie dans lesquels le destin a œuvré en sa faveur. Trois preuves selon lui qu’une mélodie que nous n’entendons pas se joue continuellement pour qu’advienne ce qui doit advenir dans nos vies.
J’étais déjà convaincue avant de lire ce livre de la puissance du destin et de ce qu’il se produit dans nos vies des événements déterminés qui nous sont favorables. Des rencontres par hasard, des trouvailles inattendues, des lectures inspirantes au bon moment.
C’est ce que certains appellent les signes, comme Paulo Coelho dans L’Alchimiste qui nous invite à rester attentifs aux signes que le destin nous envoie afin de réaliser notre légende personnelle, nos rêves.
Philippe Labro exprime avec justesse le sentiment que nous ressentons parfois en regardant en arrière et en constatant qu’un certain nombre d’événements inhabituels nous ont conduit là où nous sommes. Cette conjugaison d’instants qui peuvent changer notre vie sans que nous sachions réellement pourquoi ni comment. C’est une invitation à faire confiance à notre destin et aux signes que nous percevons et qui nous mènent là où nous serons heureux.
J’aime l’idée d’un peu de magie dans nos vies, un peu de mystère. Un peu de légèreté et de lâcher prise afin de laisser les choses se produire. D’où l’importance de prendre du recul sur nos vies pour en comprendre tout le sens.

Il s’appuie au début de son livre sur une citation d’Albert Einstein :
« Tout est déterminé par des forces sur lesquelles nous n’exerçons aucun contrôle. Ceci vaut pour l’insecte autant que pour l’étoile. Les êtres humains, les légumes, la poussière cosmique – nous dansons tous au son d’une musique mystérieuse jouée à distance par un flûtiste invisible ».

Vous l’aurez compris j’ai un faible pour les ouvrages inspirants qui permettent à l’esprit de s’éveiller. J’ai envie de vivre pleinement pour ne rien regretter, en profitant de chaque seconde pour en apprendre davantage. Je suis une rêveuse n’oubliez pas…

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