Pourquoi le bout du monde pendant un an ?

Lorsque les résultats malheureux du concours sont tombés, la question que j’évitais de me poser depuis des mois s’est imposée : QU’EST-CE QUE TU VAS FAIRE MAINTENANT ?
Le plus raisonnable et logique aurait sans doute été de poursuivre dans le domaine juridique, de reprendre une formation ou encore de tenter d’autres examens ou concours. Combien m’ont dit : ‘‘tu ne vas quand même pas tirer un trait sur cinq ans de droit ?’’ ; ou encore ‘‘Tout ça pour ça ?!’’.

Et pourquoi pas finalement ? Pourquoi ne pas faire pleinement ce dont j’ai envie ? Le fait est qu’à 23 ans nous avons passé 20 ans de notre vie à l’école. D’abord écoliers, collégiens puis lycéens et enfin étudiants. Nous avons suivi la voie logique qui s’offrait à nous en faisant ce que tout le monde attendait de nous. Parce que cela était supposé nous ouvrir les portes d’un beau métier qui nous permettrais d’avoir une belle vie…

Mais pendant toutes ces années je ne me suis pas sentie autre chose qu’élève. Une bonne élève, sérieuse, qui ne dévie jamais et qui fait les choses telles qu’on attend d’elle qu’elles soient faites. Mais je veux être plus.
Et si, pour une fois, on s’accordait le droit de tenter notre chance. De prendre des risques. De vivre pour vivre, pour être et non pour avoir.

Lorsque nous parlons avec Jeff de ce qui nous fait rêver, les montagnes, la nature, l’aventure et le dépaysement arrivent en tête. Vivre au jour le jour. Nous défaire de nos habitudes confortables. Laisser faire les choses comme elles viennent. Mais surtout, être nous, tout simplement. Avec nos espoirs et nos envies. Prendre le temps de réfléchir à la vie que nous voulons sans avoir à céder à la pression de la vie raisonnable.

Partir a donc été notre solution. Pas pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs, nous avons conscience que nous sommes les seuls à pouvoir embellir notre jardin. Non, partir pour comprendre et apprendre le jardinage. Pour avoir les outils pour se lancer.

C’est pour cela que la Nouvelle-Zélande nous a semblé être la destination idéale. D’abord parce que c’est le pays parfait pour vadrouiller et randonner. Mais sans doute aussi parce que c’est l’endroit du monde le plus éloigné de la France. Ainsi le déracinement et l’isolement sont à leur maximum. Aucune fuite possible à la moindre difficulté. Rentrer ce serait abandonner. Oser et persister c’est gagner.

Je veux croire que nos rêves se réaliserons et que le chemin parcouru a été nécessaire pour nous porter là où nous sommes. Rien n’est inutile, tout a un sens.
Je ne referais peut-être jamais de droit mais cinq années à la faculté et un an de prépa m’auront énormément appris malgré tout et sans doute aussi montrés ce que je ne veux pas être et ce que je ne peux pas supporter.

Shakespeare a écrit dans Jules César :

‘‘Il y a une marée dans les affaires des hommes.
Prise dans son flux elle porte au succès.
Mais si nous manquons notre chance le voyage de la vie s’échoue misérablement sur le sable.
Or, aujourd’hui, nous somme à marée haute.
Prenons le flot tant qu’il est favorable où tout ce que l’on a risqué sera perdu’’.

Ces mots résument à eux seuls notre état d’esprit. Rêvez en grand et vivez plus grand encore. Le chemin est long et parfois difficile mais il en vaut la peine. Tentez tout ce qu’il y a à tenter et ne le regrettez jamais.

La vie est courte, il faut en profiter. Mais elle peut être terriblement longue si on la passe à n’agir que par obligation.

Nous ne savons pas où tout cela va nous mener mais au moins nous l’auront fait, nous aurons suivi notre cœur.

1 Commentaire

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  1. 1
    ludivine

    Vivez à fond les jeunes et éclatez vous bien pour nous ramener pleins d’étoiles quand vous serez de retour !! bises

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